Orff, Carmina Burana le 27 septembre, Cité de la Musique
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Épique autant que poétique, Carmina Burana traverse les siècles sans rien perdre de son pouvoir de fascination. Basée sur des poèmes médiévaux, elle déploie toute la théâtralité de la musique de Carl Orff. C’est ici le Chœur de l’Orchestre de Paris qui investit pleinement son univers, sous la direction de Simon Halsey.
Puissante, étonnante, séduisante, l’œuvre de Carl Orff jouit d’une belle popularité auprès du grand public, alimentée par sa présence dans de grandes œuvres cinématographiques. Mélangeant allègrement les registres (sacré et profane) et les langues (latin, haut-allemand, ancien français), elle assume une certaine exubérance qui la rend unique en son genre. Elle se base sur un recueil de poèmes médiévaux dont elle reprend le titre Carmina Burana. Celui-ci, qu’on peut traduire par « Chants de Beuern », fait référence à l’abbaye bénédictine de Beuren (dans les Alpes bavaroises) où furent trouvés les manuscrits en 1803. Les 250 textes du recueil mêlent réflexions morales, chants d’amour, parodies et satires. Orff en sélectionna 24, illustrant l’imprévisible Fortune qui préside au destin des hommes. Le célèbre hymne « O Fortuna » ouvre et clôt l’œuvre, dont les parties centrales célèbrent tour à tour la joie du printemps, les plaisirs de la boisson et de la luxure ou encore l’amour. Musicalement, le compositeur s’éloigne du modernisme de son temps pour s’intéresser davantage à la musique ancienne, notamment à la Renaissance, et à des rythmes primitifs. À la Cité de la Musique, Simon Halsey dirige l’œuvre dans un concert participatif où le public est invité à se joindre au Chœur de l’Orchestre de Paris.