Bartók, Concerto pour piano n° 3 le 13 février, Maison de la Radio
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Dernière œuvre de Bartók, le Concerto pour piano n° 3 revisite les thèmes chers au compositeur avec une clarté mélodique nouvelle. À la Maison de la Radio, Bertrand Chamayou en propose une lecture sensible aux côtés de l’Orchestre National de France.
Lorsque Béla Bartók entame la composition de son Concerto pour piano n° 3 pendant l’été 1945, il fait face à de terribles difficultés dans sa vie. Il souffre d’une leucémie qui ne lui permet pas de poursuivre sa carrière de pianiste, on ne lui passe que peu de commandes et l’argent commence cruellement à manquer. Au crépuscule de sa vie, il se consacre à ce nouveau concerto dédié à sa femme, la pianiste Ditta Pásztory. Il compose jusqu’à ce que la maladie l’emporte, parvenant presque à achever l’œuvre (seules quelques mesures manquent, qui seront complétées par son ami Tibor Serly). Construite en trois mouvements (Allegretto - Adagio religioso – Allegro vivace), celle-ci peut surprendre par sa conception plus proche des modèles traditionnels et sa relative simplicité de style en comparaison avec les deux précédents concertos pour piano du compositeur. L’instrument soliste y trouve notamment une partie plus mélodique que percussive, s’éloignant des expérimentations qu’affectionnait habituellement Bartók. On retrouve par contre certains des thèmes qui lui étaient chers, comme la nature et la musique populaire hongroise. György Sándor crée l’œuvre à Philadelphie le 8 février 1946. À la Maison de la Radio, Bertrand Chamayou nous en livre sa vision, bien entouré par l’Orchestre National de France dirigé par Lorenzo Viotti. Le programme est complété par la Musique pour cordes, percussion et célesta, toujours de Bartók, et les Danses de Galanta de Zoltán Kodály.