Coups de cœur - Musique ancienne

Philippe Jaroussky, contre-ténor le 16 octobre, Église Notre-Dame de Pontoise

Philippe Jaroussky, contre-ténor Partager sur facebook

« Il Mio Vivaldi » : on ne pouvait trouver meilleur titre pour ce concert de l’un de nos grands chanteurs français, tant il est vrai que le compositeur vénitien a joué un rôle central dans la carrière de Philippe Jaroussky. À la tête de son ensemble Artaserse, notre contre-ténor revient à des œuvres dont il connaît la moindre subtilité.

Que ce soit avec Artaserse ou l’ensemble Matheus, pour l’édition Vivaldi du label Naïve ou pour Erato-Warner, Philippe Jaroussky a construit un catalogue vivaldien qui entrera – ou est déjà entré – certainement dans la postérité. Ses affinités avec le « Prete rosso » se sont affirmées dès le début de sa carrière et notre chanteur a fasciné le public du monde entier par l’aisance des coloratures requise dans ce répertoire mais surtout la subtilité de la phrase musicale et le raffinement suprême des demi-teintes, encore inégalé à ce jour. C’est certainement dans le célèbre et hypnotique Cum dederit du Nisi Dominus que l’art du pianissimo de Philippe Jaroussky se révèle dans toute sa splendeur. Dans le Stabat Mater, s’y ajoute une profondeur fervente, résultat d’une vision toujours renouvelée de cette œuvre à part dans la production de Vivaldi.
La deuxième partie offrira un bouquet capiteux des grands airs d’opéra, des lignes suspendus de Mentre dormi au « coup de poing » sonore qu’est Gemo in un punto, deux airs fameux extraits de L’Olimpiade, sans oublier les frémissements glaçants des cordes et de la voix dans Gelido in ogni veno de Farnace.
Programme somptueux donc, dans lequel l’art de Philippe Jaroussky et de ses complices d’Artaserse se déploiera avec magnificence.

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