Coups de cœur - Contemporain

Pärt, Passio Philharmonie, le 6 avril

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Entre dépouillement et ferveur, Passio propose une lecture saisissante de la Passion selon saint Jean. En outre, l’œuvre emblématique du compositeur estonien donne à entendre toute la singularité du fameux style « tintinnabuli ».

Arvo Pärt compte aujourd’hui parmi les compositeurs vivants les plus interprétés. Animé par une profonde spiritualité, il développe une écriture à la dimension souvent mystique, guidée par une quête de pureté où le silence devient un élément à part entière de la musique. Son univers s’inspire notamment du chant grégorien et des traditions orthodoxes. Après ses premiers essais de composition où il explora entre autres le sérialisme et le procédé du collage, il donna finalement naissance à son propre style : le style « tintinnabuli », terme venu directement du latin « tintinnabulum » désignant des clochettes. Passio Domini nostri Jesu Christi secundum Joannem, composée en 1982 et révisée en 1988, en est l’un des meilleurs exemples. Elle met en musique le texte de l’Évangile selon saint Jean comme le fit Bach dans ses monumentales Passions. Mais à la musique grandiose du Cantor de Leipzig, Pärt répond par une simplicité limpide, où le dépouillement devient source d’intensité spirituelle. Pour ce concert à la Philharmonie, ce sont les jeunes chanteurs de l’Académie du Chœur de l’Orchestre de Paris et l’ensemble Voces8 qui interprètent les chœurs et les principaux rôles : Jésus (baryton), Ponce Pilate (ténor), et l’Évangéliste (représenté par un quatuor vocal). Les musiciens de l’Orchestre de Paris éclairent leurs lignes vocales d’un accompagnement subtil.

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