Coups de cœur - Musique ancienne

Sandrine Piau, soprano les 14 & 19 mars, Versailles & Philharmonie

Sandrine Piau, soprano Partager sur facebook

Sandrine Piau entretient avec Les Arts florissants une complicité remontant vieille de trente ans. Elle retrouve l’illustre formation baroque dans un programme où elle est incomparable, les grands airs tour à tour pyrotechniques ou poignants des opéras de Händel.

Ce fut la rencontre avec William Christie, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, qui décida notre soprano à se consacrer à la musique ancienne. L’événement fit d’elle, de facto, un membre indispensable des Arts florissants des années 1990, période glorieuse – une véritable seconde « Révolution baroque » – où l’illustre formation baroque révélait au public maintes partitions encore mésestimées. Depuis, Sandrine Piau et « Les Arts flo » se sont retrouvés à maintes reprises. La voix de notre chanteuse, d’essence légère, a bien sûr changé, avec une étoffe soyeuse qui n’a rien perdu de sa lumière et de sa vélocité : pour reprendre une formule consacrée, les années n’ont guère de prise sur un chant qui ravit toujours autant par sa pureté et son aisance. Le vif-argent des airs Scherza in mar la navicella (air d’Adelaide extrait de Lotario) et Scoglio d’immota fronte (air de Berenice dans Scipione) ou la douleur bouleversante de Ah mio cor (Alcina) et de Se pietà di me non senti (Cleopatra dans Giulio Cesare, rôle qu’elle vient encore récemment de reprendre avec Il Pomo d’Oro) permettront à Sandrine Piau de déployer toute l’étendue de sa palette vocale. À noter que le plantureux complément de programme, avec plusieurs concerti grossi du compositeur, mettra en avant la virtuosité du premier violon des Arts florissants, Emmanuel Resche-Caserta.

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