Coups de cœur - Musique ancienne

Ian Bostridge, ténor le 14 mars, Salle Gaveau

Ian Bostridge, ténor Partager sur facebook

D’une infinie délicatesse, la musique élisabéthaine cultive l’art de l’intime. Accompagné d’Elizabeth Kenny et du consort Fretwork, Ian Bostridge sublime un florilège de pièces de Dowland à la Salle Gaveau.

À l’époque élisabéthaine, l’Angleterre connut un foisonnement artistique exceptionnel. La musique occupait une place privilégiée, portée par un goût prononcé pour la poésie et le raffinement. Accompagnant la voix ou s’illustrant en solistes, le luth et la viole de gambe s’imposèrent comme les instruments de prédilection d’un art à la fois savant et profondément sensible. Sous leur apparente simplicité, les Songs dissimulent un travail d’écriture d’une grande finesse. Ils séduisent par la limpidité de leurs mélodies, aisément mémorisables, alliée à un art subtil de l’ornementation. Maître incontesté de cet univers, le luthiste John Dowland en porta l’esthétique à son apogée. Célébré de son vivant dans toute l’Europe du Nord, virtuose accompli, il laissa pour son instrument une littérature d’une qualité exceptionnelle. Baignée d’une douce mélancolie, elle reflète la devise qui lui est associée, « Semper Dowland, semper dolens », et déploie une veine mélodique séduisante. Le ténor Ian Bostridge a toutes les qualités requises pour magnifier ce répertoire aux côtés de complices d’un égal talent : la luthiste Elizabeth Kenny et le consort de violes Fretwork, dirigé par Richard Boothby.

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