Mahler, Le Chant de la Terre le 4 juin, Théâtre des Champs-Élysées
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Inspiré de poèmes chinois, Le Chant de la Terre compte parmi les œuvres les plus émouvantes de Mahler, entre contemplation et mélancolie. Elle est servie ici par Marianne Crebassa, Daniel Behle et l’Orchestre National de France.
Sublime trait d’union entre le lied et la symphonie, Le Chant de la Terre fait figure d’œuvre testamentaire. Composée en 1908 et 1909 alors que Mahler vient de perdre sa fille aînée et que sa santé se détériore, l’œuvre offre une réflexion poignante sur le lien entre l’être humain et le monde qui l’entoure. Ce sont des poèmes de la dynastie Tang, traduits en allemand par Hans Bethge (La Flûte chinoise), qui ont inspiré l’œuvre. Écrite pour deux voix solistes (ténor et alto, ou baryton dans certaines versions) et grand orchestre, celle-ci se compose de six mouvements. La voix se mêle aux timbres de l’orchestre pour dire la beauté de la nature et la fragilité de la vie. La dernière partie, L’Adieu, est particulièrement célèbre pour son atmosphère méditative et son émotion. Par son orchestration raffinée (colorée par quelques instruments inattendus comme la mandoline ou le tam-tam) et son intensité d’écriture, Le Chant de la Terre reste l’un des sommets de l’art mahlérien. Soutenu par l’Orchestre National de France dirigé par Juraj Valcuha, Marianne Crebassa et Daniel Behle en révèlent toute la puissance expressive.